Annan demande aux Etats de se pencher sur le Darfour

Agence France Presse

Agence France Presse, 18 Septembre 2006

Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a demandé lundi au Conseil des droits de l'homme (CDH) de l'ONU réuni en session pour trois semaines à Genève de se pencher sur la détérioration de la situation au Soudan dans la région du Darfour.

Dans un message au nouveau conseil, M. Annan a rappelé aux 47 États membres leur objectif proclamé «de ne plus faire deux poids-deux mesures et d'éliminer la politisation» dans l'examen des violations des droits de l'homme.

Alors que le Conseil a consacré ses premiers travaux à la situation au Proche-Orient, le secrétaire général des Nations unies l'a encouragé à «porter la même attention aux violations des droits de l'homme où qu'elles puissent se produire».








«Aujourd'hui, je dois attirer votre attention tout spécialement sur les violations des droits de l'homme dont est victime le peuple du Darfour, et qui menacent d'empirer encore dans un proche avenir», a indiqué M. Annan dans son message lu à l'ouverture de la session par la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour.

Pour le moment, un rapport sur le Soudan est le seul point concernant le Darfour à l'ordre du jour provisoire de la session.

La session doit également entendre des rapports d'experts des droits de l'homme sur l'offensive d'Israël au Liban qui avait fait en août l'objet d'une session spéciale du Conseil.

Le nouveau Conseil des droits de l'homme, qui remplace la très controversée Commission du même nom, a tenu sa toute première session en juin et juillet dernier. Il avait adopté à cette occasion une motion condamnant les interventions de l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Plusieurs diplomates occidentaux avaient alors souligné qu'il s'agissait de la seule initiative du tout nouveau Conseil et avaient critiqué ce qu'ils considéraient comme un parti-pris.

L'ancien organe de contrôle des violations des droits de l'homme s'était discrédité par la présence parmi ses 53 États membres de pays coupables de violations, la politisation de ses travaux et des marchandages de couloirs pour parvenir à éviter une condamnation.