Le Tchad accuse le Soudan et l'Arabie saoudite de soutenir les rebelles

Afp

Le Monde, 26 Novembre 2006

Le gouvernement tchadien a accusé dimanche le Soudan et, pour la première fois l'Arabie saoudite, de soutenir les rebelles qui ont attaqué son armée samedi et dimanche, affirmant être la cible d'une "guerre pour la promotion de l'islamisme militant".

"Le Tchad est aujourd'hui victime d'une opération de grande envergure tendant à le déstabiliser. Cette opération porte la marque du Soudan et de l'Arabie saoudite", a déclaré le ministre tchadien de la Communication Hourmadji Moussa Doumgor, dans un communiqué.

"Ce sont le Soudan et l'Arabie saoudite qui équipent, entraînent les mercenaires et leur assurent la logistique nécessaire pour attaquer aujourd'hui le Tchad sur plusieurs fronts à l'est", a poursuivi le porte-parole du gouvernement.

"La guerre imposée aujourd'hui au Tchad relève d'une guerre pour la promotion de l'islamisme militant prôné par Al-Qaïda de Ben Laden, qui n'épargnera aucun pays de la sous-région", a-t-il ajouté.

Les rebelles tchadiens de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) ont pris le contrôle samedi de la ville d'Abéché, à 700 km à l'est de N'Djamena, avant de s'en retirer dimanche matin sans combats.

Une autre coalition de rebelles hostiles au président Idriss Deby Itno a pris samedi position dans les villes de Biltine et Am Zoer, près de la frontière soudanaise. Une colonne de cette coalition a été repérée dimanche à 400 km à l'est de N'Djamena, a annoncé l'ambassade de France au Tchad.