Darfour : Paris inquiet, le monde impuissant

Redaction

Le Reporter, 27 Novembre 2006

Le Soudan ne veut rien savoir et maintient sa politique de répression et d’épuration ethnique au Darfour. Ceux qui comparent au Kosovo et demandent une intervention internationale savent bien qu’ils ont peu de chance d’être entendus.

KOFI Annan dont le mandat se termine aimerait partir de l’ONU sur un succès africain et fait l’impossible pour trouver une solution. Le 31 août, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé l’envoi de Casques bleus pour prendre la relève de l’AMIS, sous-financée et mal équipée, mais le président soudanais Omar El-Béchir s’y oppose catégoriquement, y voyant une tentative occidentale de recoloniser son pays.

La guerre au Darfour, région de l’Ouest du Soudan, a éclaté en février 2003 entre des rebelles d’ethnies africaines et l’armée de Khartoum appuyée par les milices arabes djandjawids.

Elle a fait environ 200.000 morts et provoqué le déplacement de 2,5 millions de personnes, notamment au Tchad. Le régime centrafricain du président François Bozizé fait face à la progression d’une rébellion dans le Nord-Est du pays, frontalier du Soudan. Celui du président tchadien Idriss Deby Itno est, lui, menacé depuis des mois par des rebelles, que N’Djamena accuse Khartoum de soutenir.

Dans ce contexte, le chef de l’Etat du Congo et président en exercice de l’UA, Sassou Nguesso, s’est déclaré favorable au déploiement d’une force internationale à la frontière entre le Soudan, le Tchad et la République centrafricaine.