L’ONU désigne clairement l’armée dans un massacre de civils

Redaction

L'orient Le Jour, 25 Novembre 2006

Les Nations unies ont clairement montré du doigt hier l’armée soudanaise à propos d’un massacre de civils commis à la mi-novembre dans un village du Darfour, province de l’ouest du Soudan.

Une centaine d’habitations ont été incendiées durant l’attaque lancée le 11 novembre contre la localité de Sirba, faisant 11 morts et huit blessés par balles parmi les civils, dont deux filles âgées de trois et 15 ans, a dénoncé le Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme. Parmi les morts, figurent un enfant et une femme morte brûlée dans sa maison, a déclaré à la presse la porte-parole du Haut-Commissariat à Genève, Praveen Randhawa. Du bétail et des biens ont été pillés par les assaillants dans ce village situé à 40 km au nord de Geneina (ouest du Darfour).
Le haut commissaire aux droits de l’homme, Louise Arbour, s’était jusqu’à présent cantonnée à dénoncer l’inaction, voire « la complicité », de Khartoum dans les attaques menées par les milices arabes contre les ethnies africaines au Darfour depuis le début de la guerre civile en 2003.
La dénonciation du Haut-Commissariat intervient alors que l’ONU tente de convaincre le régime soudanais d’accepter l’envoi d’une force « hybride » des Nations unies et de l’Union africaine afin de ramener la paix au Darfour.
La question du Darfour, théâtre d’une guerre civile qui a fait, selon l’ONU, au moins 200 000 morts et 2,5 millions de déplacés, doit être évoquée le 27 ou le 28 novembre à Genève lors d’une session du Conseil des droits de l’homme devant laquelle Mme Arbour prendra la parole.