Force de l'Onu au Darfour : compromis avec Khartoum ? -

Redaction

Afrique Centrale Info, 09 Novembre 2006

Les Etats-Unis discutent d’une formule de compromis sur la force que l’ONU tente de déployer au Darfour, insistant pour que l’ONU en reste un "élément central" au même titre que l’Union Africaine (UA), a indiqué jeudi le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack (photo).


"Nous sommes en train d’examiner la façon dont nous pouvons répondre aux diverses inquiétudes exprimées par le gouvernement soudanais ainsi que d’autres gouvernements de la région, sur la nature de la force internationale", a déclaré M. McCormack.


Washington insiste sur une "force internationale dont l’implication de l’ONU serait un élément central, de même que l’implication de l’UA", a ajouté le porte-parole.


Les discussions se tiennent à l’ONU, mais aussi bilatéralement avec les pays de la région et notamment des pays arabes, a-t-il indiqué.


Il n’a pas précisé les hypothèses envisagées pour convaincre le président soudanais Omar al-Béchir d’accepter le déploiement de cette force de l’ONU créée le 31 août pour s’interposer entre les milices pro-gouvernementales et les séparatistes du Darfour (ouest) en proie à la guerre civile depuis 2003.


M. Béchir refuse tout déploiement de forces de l’ONU dans son pays, y voyant une forme de colonisation.


"Rien de ce que nous pourrions faire ou proposer ne compromettrait en aucun cas l’efficacité de cette force", a-t-il assuré. "Ce sera une force efficace, capable, qui aura toutes les capacités nécessaires, ainsi qu’une source sûre de financement".


Mais Washington est prêt à des compromis par souci d’efficacité, a-t-il reconnu. "On a besoin qu’il y ait là-bas une plus forte présence. On a besoin qu’il y ait là-bas une force plus musclée. Mais on a aussi besoin qu’il y ait là-bas une force".