Soudan : Omar Al-Bachir renoncerait à briguer un autre mandat

Redaction

Afp, 21 Janvier 2011

Rabie Abdelati, un des dirigeants du parti au pouvoir au Soudan, a affirmé lundi 21 février que le président Omar Hassan Al-Bachir ne se présenterait pas à la prochaine élection présidentielle, qui doit avoir lieu dans quatre ans aux termes de l'actuelle Constitution.

"[Le président] a annoncé qu'il ne briguerait pas la présidence lors de la prochaine élection", a déclaré ce haut responsable du Parti du congrès national, précisant que cette décision s'inscrivait dans le cadre d'un ensemble de réformes visant à démocratiser le pays.

AFFRONTEMENTS VIOLENTS AU DARFOUR

De violents combats ont éclaté la semaine dernière entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes rebelles au Darfour, dans l'ouest du Soudan, ont indiqué des sources de l'ONU samedi.

En début de semaine, des hélicoptères et des avions de type Antonov ont survolé la région. Des explosions ont été entendues toute la journée, a-t-on ajouté. "Les violents affrontements, qui ont lieu par intermittence dans cette région depuis la mi-décembre et incluent des attaques contre des civils, ont fait des morts et des blessés, provoqué des destructions, des déplacements de milliers de personnes et le retrait d'humanitaires", a indiqué la Minuad, la mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour, dans un communiqué sans donner de bilan précis de victimes.

Vendredi, des diplomates d'une douzaine de pays ont appelé à trouver un accord de paix au Darfour de toute "urgence" alors que les négociations en cours à Doha sont actuellement au point mort. Samedi, le Mouvement pour la justice et l'égalité, le groupe rebelle le plus armé au Darfour, a affirmé que le gouvernement de Khartoum avait renvoyé sa délégation à Doha pour une reprise des négociations de paix. Mais l'absence d'autres factions importantes de rebelles menace ces pourparlers. La guerre au Darfour a fait, depuis 2003, plus de trois cent mille morts, selon les estimations de l'ONU – dix mille, selon Khartoum – et 2,7 millions de déplacés.