Le déplacement interne est l’une des conséquences ’’les plus graves’’ des conflits armés (CICR)

Redaction

Ap Sénégalaise, 12 Novembre 2009

Le président du Comité international de la Croix rouge (CICR), Jakob Kellenberger, a expliqué, dans un rapport spécial, paru jeudi à Genève, que le déplacement interne constitue l’une des conséquences ‘’les plus graves’’ des conflits armés.

‘’Le déplacement interne est l’une des conséquences humanitaires les plus graves des conflits armés et d’autres formes de violence’’ a-t-il notamment expliqué dans ce rapport sur les déplacés internes.

Il a indiqué que ‘’quelque 26 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de leur pays par un conflit ou par la violence en décembre 2008’’, citant une étude approximative du Centre de surveillance des déplacements internes.

Ces derniers connaissent des ‘’conditions d’existence extrêmement dures, exposées qu’elles sont aux attaques directes, aux mauvais traitements, à la violence sexuelle, ainsi qu’à la perte de leurs biens et de leurs moyens de subsistance sans compter celles qui sont forcées d’abandonner leur foyer en raison des violations du droit international humanitaire commises par les parties aux conflits’’, a-t-il ajouté.

‘’Quand on pense aux déplacés internes, on imagine automatiquement des tentes et des camps’’, a affirmé Jakob Kellenberger, indiquant que ce rapport ‘’fait ressortir que les énormes camps tels que celui de Gereida dans la région soudanaise du Darfour (abritant environ 148 000 personnes) ne sont qu’une partie du problème’’.

‘’Nous ignorons souvent ce que vivent la majorité des personnes déplacées, à savoir celles qui cherchent refuge auprès de communautés d’accueil. Le rapport révèle que ces personnes sont souvent les plus vulnérables, du fait qu’elles dépendent de l’assistance de communautés d’accueil qui, la plupart du temps, vivent elles-mêmes déjà dans le plus grand dénuement’’, a soutenu M. Kellenberger

Intitulé ‘’Notre monde : Perspectives du terrain’’, le rapport se base sur les résultats d’un sondage d’opinion effectué par le CICR dans huit pays. Il montre que plus de la moitié des personnes directement touchées par un conflit armé ont été déplacées.

L’enquête fait valoir en outre qu’être ‘’déplacé, séparé de ses proches et confronté à des difficultés économiques est le lot de la plupart des personnes interrogées, et que c’est aussi ce qu’elles redoutent le plus’’.

Pour Jakob Kellenberger, le défi de l’heure consiste à ‘’aider non seulement les déplacés, mais également ceux qui les prennent en charge’’.