Le président soudanais exclut de négocier avec un chef rebelle

Redaction

Xinhua, 15 Mai 2008

Le président soudanais Omar él- Béchir a exclu mercredi toute autre négociation avec Khalil Ibrahim, chef des rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) qui a lancé samedi une attaque contre Khartoum.

Lors de la "Marche de la victoire et du soutien" organisée par le Parti du congrès national et réunissant des centaines de milliers de partisans du parti au pouvoir à Khartoum, le président soudanais a qualifié Ibrahim de "traître vendu au sionisme et aux croisés".

"Nous voulons la paix mais il n'y a pas de place (à la table des négotiations) pour un agent et un traître qui a vendu son pays, son peuple, sa tribu, toutes ses valeurs et tous ses principes", a déclaré le président soudanais.

"Qui leur a fourni ces véhicules (utilisés dans l'attaque de samedi), qui leur a fourni ces armes, qui les a aidés et qui les a financés pour qu'ils terrorisent la population et ambitionnent de contrôler le pays ?" a-t-il demandé.

M. el-Béchir s'est félicité de la victoire contre les rebelles, soulignant que l'armée, la police et les forces de sécurité avaient les moyens et étaient prêtes à "faire face à tout agresseur, tout agent, tout transfuge, tout traître, toute cinquième colonne".

Le président soudanais a également salué le soutien des politiques au gouvernement dans la défense de la patrie et des principes nationaux et il a remercié les pays amis et leurs dirigeants qui ont félicité le peuple soudanais pour avoir repoussé l'aggresseur, les assurant que le Soudan était en sécurité et uni.

Samedi, un groupe de rebelles du JEM a attaqué Omdurman, quartier du nord-ouest de Khartoum, dans un assaut qui l'aveu même du mouvement avait pour objectif de renverser le président el- Béchir.

Après cinq heures de violents combats, le gouvernement soudanais a annoncé la victoire de l'armée et de la police qui ont tué et capturé nombre de rebelles.

Il s'agit de la première action de rebelles du Darfour pour entrer dans Khartoum et attaquer la ville depuis les violents conflits de février 2003 dans l'ouest du Soudan à la frontière avec le Tchad.