Darfour: le chef de l'humanitaire de l'ONU souhaite plus de coopéraiton avec Khartoum

Redaction

Afp, 02 Décembre 2007

Le chef de l'humanitaire des Nations unies, John Holmes, a souhaité dimanche une amélioration de la coopération avec les autorités soudanaises pour mieux assurer l'acheminement de l'aide au Darfour, région de l'ouest du pays en guerre civile.

"Nous reconnaissons que le communiqué conjoint signé lors de ma dernière visite en mars a été un bon instrument pour les humanitaires (...) mais il est clair que certains domaines d'inquiétude persistent", a déclaré M. Holmes lors d'une conférence de presse à Khartoum à l'issue d'une visite de quatre jours au Soudan où il a rencontré des responsables et visité le Darfour.

Le secrétaire général-adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires a cité en particulier la délivrance des visas pour les humanitaires et les attaques contre les convois d'aide et les vols de véhicules au Darfour.

Il a dit avoir reçu des assurances du gouvernement sur le renouvellement de l'entente visant à faciliter le travail des ONG et des humanitaires au Darfour où selon lui, 4,2 millions de personnes sur une population de six millions sont affectés par le conflit. Quelque 3,2 millions de personnes bénéficient d'une assistance humanitaire, dont 2,2 millions à l'intérieur de camps de déplacés.

Selon lui, un programme de travail pour le Soudan a estimé le 11 décembre les besoins humanitaires, de reconstruction et de développement du pays à 2,2 milliards de dollars pour 2008, dont 825 millions de dollars pour le Darfour.

Par ailleurs samedi, le commandant de la force hybride de maintien de la paix ONU-Union Africaine (UA) au Darfour a affirmé que le déploiement de cette force avait pris plusieurs mois de retard et seul un tiers des effectifs sera prêt à temps dans le meilleur des cas.

"Il était prévu que nous connaîtrions fin août la contribution de chaque pays (à cette force). Nous sommes aujourd'hui en décembre. Nous ne savons toujours pas, vous pouvez vous rendre compte du retard pris", a expliqué le général Martin Luther Agwai à des journalistes.

Dans le meilleur des cas, 9.000 hommes, sur les 26.000 que devrait compter à terme la force, pourraient être déployés au 1er janvier, date prévue par le calendrier, a-t-il indiqué.