Des rebelles du Darfour auraient repoussé un assaut de l'armée

Redaction

Reuters, 20 Novembre 2007

Des rebelles du Darfour affirment s'être emparés d'une base de l'armée soudanaise après avoir repoussé une attaque de soldats des forces gouvernementales.

Un porte-parole des forces armées soudanaises a rejeté cette annonce, la qualifiant d'"infondée".

Si cette annonce était confirmée, il s'agirait du premier affrontement important entre l'armée et les rebelles du Darfour en près de quatre semaines et d'un rude coup au processus de paix en cours.

Cela impliquerait de plus une rupture du cessez-le-feu du gouvernement dans la province.

Le Front uni de résistance (URF), nouveau groupe constitué à partir de cinq factions, a affirmé que les soldats soudanais avaient pénétré lundi à 13h00 GMT un territoire contrôlé par ses hommes dans le nord du Darfour.

"Ils ont ouvert le feu. Ils nous ont attaqués. Il s'agissait de soldats de l'armée soudanaise accompagnés de Djandjaouids (milices favorables au gouvernement, ndlr)", a déclaré Hassan Khamis, porte-parole de l'URF.

Selon Khamis, les combattants de l'URF ont riposté et forcé l'armée à se replier dans l'une de ses bases, à Foro au nord de la ville de Kutum.

"Nous les avons vaincus et nous contrôlons désormais la base", a déclaré Khamis, ajoutant que plusieurs soldats soudanais avaient été faits prisonniers.

Il a annoncé que le détail du nombre de tués et de blessés serait donné plus tard dans la journée de mardi.

Un porte-parole du contingent de soldats de la paix de l'Union africaine, qui dispose d'une base à Kutum, a déclaré à Reuters n'avoir reçu aucune confirmation de l'incident et affirmé qu'il vérifierait la situation auprès des officiers sur le terrain.

Du côté des forces armées soudanaises, on assure que ces nouvelles sont entièrement fausses.

L'URF est formé de cinq groupes rebelles actuellement réunis pour des pourparlers à Juba, capitale du Sud Soudan : deux factions dissidentes de l'Armée de libération du Soudan, une autre issue du Mouvement Justice et Égalité, le Mouvement national pour la réforme et le développement ainsi que le Front uni des forces révolutionnaires.