Ver sune Conférenc einternationale sur le Darfour

Redaction

Jdd, 06 Juin 2007


L'idée d'une conférence ministérielle sur le Darfour "avance à grands pas", a déclaré mercredi le porte-parole du président français Nicolas Sarkozy, en marge du sommet du G8. "Cette conférence ministérielle est un projet qui avance à grands pas et (que Nicolas Sarkozy) présentera demain", a dit David Martinon lors d'un point presse. Le président Sarkozy est le rapporteur du sommet pour la situation militaire et humanitaire de cette province du Soudan. "

Il faut une initiative, il faut qu'on se mobilise, on ne peut pas laisser les gens mourir comme cela", a-t-il déclaré à des journalistes à l'issue de son premier entretien bilatéral, en marge du sommet du G8, avec la chancelière allemande Angela Merkel.

------------------------------------------------------------------------------

Sauver Le Darfour a toujours estimé que la crise du darfour appelait une réponse politique. Sauver Le Darfour s efélicite que la France s'oriente vers la réunion d'une Conférence internationale.

Présentation du Manifeste de Sauver le Darfour :

Depuis 18 ans, le régime de Khartoum se maintien au pouvoir par la force.
La dictature soudanaise, issue d’un coup d’Etat en 1989, n’a jamais obtenu le soutien des soudanais. Lors des seules élections démocratiques, le parti du président actuel Omar el-Bechir n’avait recueilli que 10% des voix aux élections.

Dans une première guerre contre le Sud-Soudan, ce régime a déjà causé la mort de près de deux millions de personnes, en appelant au Djihad les musulmans du Nord contre les Chrétiens et animistes du Sud. Le régime d’Omar El-Bechir est coupable et illégitime.

Depuis février 2003, au Darfour, après avoir exacerbé la haine entre les tribus musulmanes arabisées et les musulmans noirs, le régime de Khartoum a mis en œuvre une véritable EPURATION ETHNIQUE en soutenant les miliciens Janjawids contre les populations agricoles noires. Bombardements, viols, incendies de villages, et massacres se poursuivent.

Depuis 2003, le conflit du Darfour entre forces régulières, milices pro-gouvernementales et rebelles a fait au moins 300 000 morts et plus de 3 millions déplacés. Plus de 500 000 personnes dépendent aujourd’hui d’une aide humanitaire internationale entravée.

Cette crise politique constitue aujourd’hui une menace pour la paix et la sécurité internationales de toute la corne de l’Afrique.
. Une pression internationale insuffisante

Dans le conflit au Darfour, l’ONU a réagit immédiatement et a déjà voté six résolutions condamnant ces Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et viols systématiques.
Pourtant, depuis déjà quatre ans, l’ONU est immobilisée par les vetos chinois et russes, partenaires économiques privilégiés du régime soudanais, ce qui empêche toute intervention militaire de l’ONU dans la région.

Si une force internationale, celle de l’Union africaine, est déjà présente sur place avec une simple « mission d’observation » de 7 000 hommes ; elle n’a jamais empêché aucun massacre. D’ailleurs, l’Union africaine, qui comprend le Soudan parmi ses membres, n’ a jamais condamné un seul massacre.

Plusieurs cessez-le Feu et accords ont déjà été conclus sans jamais aboutir à un arrêt des exactions. La dictature de Khartoum gagne du temps pendant que les massacres continuent en silence.

Au regard du droit international, du droit international humanitaire et du concept de « responsabilité de protéger », les Etats doivent se mobiliser pour obtenir l’arrêt des massacres au Darfour.

. La place de la France et de l’Union Européenne dans le règlement de la crise

Le peuple soudanais souhaite le départ de la junte de Khartoum du pouvoir, restaurer la démocratie et organiser des élections libres et pluralistes. Ce rêve d’un nouveau Soudan est un but à atteindre, mais le peuple soudanais devra le décider seul au nom du principe de libre autodétermination des peuples.

Aujourd’hui, La France et l’Europe de par leur vocation universelle, de par leurs liens particuliers avec l’Afrique, leur histoire et leur place particulière dans le monde ont un rôle majeur a joué dans le règlement du conflit du Darfour.
Parce que la crise du Darfour est avant tout politique, la France et l’Union Européenne peuvent relancer les négociations diplomatiques et jouer un rôle de pacificateur dans la crise du Darfour.

Pragmatiques, nous exigeons par delà tout pessimisme ou irresponsabilité, que la France et l’Europe ramènent l’Espoir au Soudan. Il en va de la survie de centaine de milliers de d’être Humain au Darfour.
Il n’est pas trop tard pour agir et sauver les populations du Darfour, mais il faut une détermination politique sans faille de la Communauté internationale. Il faut un nouvel accord de paix durable sur le Darfour.

Pour cela, nous invitons la France et l’Union Européenne à user de leur influence pour réunir une Conférence internationale sur le Darfour

Cette conférence internationale pourra organiser un front unis de la communauté internationale en obtenant le ralliement de la Chine à la mobilisation internationale ;

Cette conférence internationale facilitera le dialogue entre les belligérants pour arriver à un accord de paix durable pour les populations du Soudan prévoyant l’arrêt des exactions, le retour des réfugiés et un partage du pouvoir et des richesses entre Khartoum et le Darfour.

Cette conférence internationale veillera à superviser les suites concrètes des nouveaux accords signés et à instaurer les mécanismes de confiance et contrôles indispensables.